Mort d’un ado à Nantes : Amine Kessaci alerte sur la banalisation du narcotrafic

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15/5/2026
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Mort d’un ado à Nantes : Amine Kessaci alerte sur la banalisation du narcotrafic
Protection et sécurité

Après la mort d'un adolescent de 15 ans, tué jeudi soir lors d'une fusillade dans le quartier du Port Boyer à Nantes, Amine Kessaci, figure nationale de la lutte contre le narcotrafic, exprime sa colère et son inquiétude. L’attaque est décrite par les autorités comme « probablement liée au narcotrafic ».

« On a fermé les yeux face à ce monstre »

Pour Amine Kessaci, le drame de Nantes illustre l’ampleur prise par les réseaux de drogue en France. « Notre pays s'est endormi, on a fermé les yeux face à ce monstre et aujourd'hui on se réveille avec un monstre qui s'est infiltré partout, qui fait couler le sang partout et qui assassine n'importe qui », déclare-t-il. Il appelle à considérer la lutte contre la violence liée aux trafics comme « l'affaire de tous », et non plus comme un problème cantonné à certains quartiers.

Appel à ne plus « justifier » le narcotrafic

Le militant insiste sur la nécessité de changer le regard porté sur le narcotrafic et ceux qui en tirent profit. Il exhorte à « arrêter de justifier » ces réseaux et à prendre la mesure de leurs conséquences humaines, rappelant qu’« à 15 ans, c’est trop tôt pour mourir, trop tôt pour découvrir la vie ». Pour lui, chaque nouvelle fusillade montre que le phénomène touche désormais indistinctement habitants, passants et familles.

Mieux accompagner les familles victimes

Amine Kessaci demande aussi un meilleur soutien aux proches des victimes de ce qu’il qualifie de « narcocratie ». Selon lui, ces familles doivent être « accompagnées », soutenues psychologiquement et ne pas se retrouver seules « face à la barbarie ». Il insiste : « Personne ne mérite d'être assassiné dans ces conditions ».

Un engagement né d’un parcours personnel tragique

L’engagement d’Amine Kessaci est directement lié à son histoire familiale. Deux de ses frères ont été tués : Brahim, assassiné dans un « narchomicide » il y a cinq ans, et Mehdi, 20 ans, abattu en novembre 2025 alors qu’il n’avait aucun lien avec le trafic et était inconnu des services de police. Devenu une cible, Amine Kessaci vit sous protection policière depuis septembre 2025, après qu’un contrat a été placé sur sa tête. Fort de ce parcours, il appelle l’État à se doter de moyens à la hauteur pour enrayer cette spirale de violences.

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