À Paris, un animateur périscolaire visé par trois plaintes pour viol sur mineur

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10/3/2026
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À Paris, un animateur périscolaire visé par trois plaintes pour viol sur mineur

Un animateur intervenant en maternelle dans le 15e arrondissement de Paris fait l’objet de trois plaintes pour viol sur mineur déposées début février. L’homme, actuellement suspendu, avait déjà été signalé pour des cris et des violences psychologiques sur des enfants dans une autre école parisienne quelques mois plus tôt.

Des signalements de maltraitance avant les accusations de viol

L’animateur aujourd’hui visé par des accusations de violences sexuelles travaillait auparavant à l’école maternelle Saint-Dominique, dans le 7e arrondissement de Paris. Depuis septembre, plusieurs signalements le mettaient en cause pour des cris et des violences psychologiques envers des enfants. En décembre, il avait été discrètement changé d’affectation et muté à l’école maternelle Volontaires, dans le 15e arrondissement, sans que les parents des deux établissements ne soient informés en détail de son parcours.

La parole d’un enfant de 3 ans déclenche une plainte

Une des plaintes pour viol a été déposée par la mère d’un garçon de trois ans scolarisé à l’école Volontaires. Début février, cette mère reçoit un courriel de la directrice l’informant qu’une plainte pour viol sur mineur vient d’être déposée contre un animateur de l’école. Elle interroge alors son fils, qui identifie immédiatement l’animateur en question, se met à pleurer et évoque des douleurs au niveau des fesses, selon le récit de cette mère. Elle affirme que son enfant n’a, à ce stade, pas encore été entendu par la brigade de protection des mineurs. D’autres parents auraient également questionné leurs enfants, ce qui a conduit au dépôt de plusieurs plaintes.

Parents en colère et accusations de “défaillances”

Face à ces révélations, des parents ont demandé des explications aux responsables du périscolaire sur le transfert de cet animateur dans une nouvelle école malgré les signalements antérieurs. Selon le témoignage d’une mère, il leur a été répondu qu’“on lui laissait sa chance” car les faits reprochés jusque-là concernaient uniquement des cris. Une position jugée inacceptable par plusieurs familles, qui estiment que ce sont les enfants qui n’ont pas été suffisamment protégés. L’avocat de l’une des familles dénonce une “omerta” autour du parcours de l’animateur et parle d’un traitement “scandaleux” du dossier, pointant le fait qu’il ait pu être simplement recadré et muté, sans information complète des parents.

La mairie de Paris se défend et ouvre une enquête interne

La Ville de Paris affirme qu’au moment des premiers signalements, aucune accusation de violences sexuelles ne visait l’animateur. Elle indique qu’il avait alors été recadré sur sa “posture professionnelle” et ses missions, puis affecté dans une autre école avec un encadrement présenté comme “prévenu et renforcé”. Depuis le dépôt des plaintes pour viol, l’animateur est suspendu et une enquête de l’Inspection générale de la Ville a été lancée pour faire la lumière sur les décisions prises et les éventuelles défaillances dans le suivi de cet agent. L’affaire intervient dans un contexte de multiplication des alertes sur les violences dans le périscolaire à Paris, qui interroge plus largement les dispositifs de signalement et de protection des enfants.

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