Affaire Athanor : une loge maçonnique devant la justice

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30/3/2026
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Affaire Athanor : une loge maçonnique devant la justice
Forces de l'ordre

Le procès dit de l’« affaire Athanor » s’ouvre ce lundi 30 mars à Paris. Au centre du dossier : une loge de francs-maçons de Neuilly-sur-Seine, soupçonnée d’avoir abrité une véritable cellule criminelle chargée d’intimider, de violenter, voire d’éliminer des concurrents ou des rivaux, contre rémunération.

Une loge discrète accusée d’abriter une cellule criminelle

La loge Athanor est installée dans la cour intérieure d’un immeuble cossu de Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine). Derrière cette façade discrète, les enquêteurs estiment qu’un groupe structuré a organisé des opérations illégales : intimidations, passages à tabac et même un meurtre. Selon l’enquête, des « contrats » auraient été passés depuis cette loge pour faire pression sur des cibles identifiées.

Une cheffe d’entreprise visée par une tentative d’homicide

Parmi les victimes figure Marie-Hélène Dini, cheffe d’entreprise, visée en 2020. Elle explique avoir appris l’existence d’un projet d’assassinat la visant lorsqu’elle a été informée par la police : les enquêteurs lui ont annoncé qu’elle avait été « victime d’une tentative d’homicide ». D’après l’enquête, un de ses concurrents aurait proposé plusieurs dizaines de milliers d’euros pour la faire tuer, un contrat qui aurait été pris en charge via la loge Athanor.

Une affaire tentaculaire et des profils d’accusés très variés

Les investigations ont mis au jour 86 délits et 26 faits de nature criminelle, dont un meurtre. Au total, 22 personnes doivent comparaître. Dans le box, les profils sont très divers : anciens militaires, ex-policiers du renseignement, chefs d’entreprise, mais aussi un médecin. Les enquêteurs décrivent, au sommet de cette organisation, un noyau d’hommes liés par des liens de franc-maçonnerie et par une culture du secret poussée à l’extrême. Six des accusés encourent la réclusion criminelle à perpétuité.

Un procès sous haute attention

Ce procès, appelé à durer plusieurs semaines, doit éclairer le fonctionnement de ce réseau présumé et le rôle précis de chacun des protagonistes. Il interroge aussi la capacité de certaines structures fermées, comme les loges maçonniques, à devenir le cadre d’agissements illégaux lorsque le secret est détourné de sa fonction initiale. La cour devra trancher sur la réalité de cette « officine du crime » et sur la responsabilité pénale des 22 prévenus.

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