Dans le dossier de la disparition du petit Émile au Haut-Vernet (Alpes-de-Haute-Provence), les enquêteurs lancent une nouvelle phase d’investigations. Pendant plusieurs semaines, une centaine de personnes vont être convoquées pour des prélèvements ADN destinés à être comparés à une trace génétique retrouvée sur l’une des chaussures de l’enfant.
Une centaine de personnes appelées à un test salivaire
Les personnes concernées seront reçues en gendarmerie pour un simple test salivaire. L’ADN recueilli sera ensuite confronté à une empreinte jusqu’ici non identifiée, détectée sur une chaussure d’Émile. Toutes ces personnes ont un point commun : elles se trouvaient à proximité du hameau le jour de la disparition du garçonnet.
La famille déjà écartée de cette phase de vérifications
Les membres de la famille d’Émile ne font pas partie de cette campagne, leur profil génétique ayant été prélevé dès le début de l’enquête. L’initiative est accueillie favorablement par la grand-mère de l’enfant. Par la voix de son avocat, Me Julien Pinelli, elle salue une mesure qui correspond aux demandes d’investigations complémentaires formulées en janvier.
Une enquête sans mise en examen plus de deux ans après
Plus de deux ans et demi après les faits, l’enquête judiciaire peine toujours à établir les circonstances de la mort de l’enfant. Les investigations ont néanmoins permis de confirmer qu’Émile a subi un traumatisme facial violent. À ce stade, aucune personne n’a été mise en examen. Cette campagne de prélèvements ADN vise à exploiter au maximum la seule trace matérielle encore inexpliquée, dans l’espoir de faire enfin progresser le dossier.




