Les violences visant les personnels de l’Éducation nationale progressent nettement. En 2023, 911 agressions physiques ou verbales contre des membres du personnel éducatif ont été recensées, soit une hausse de 25% en un an. Ces faits ont entraîné 29 671 jours d’arrêt de travail, signe d’un impact fort sur les équipes.
Cette montée des tensions intervient dans un contexte marqué par plusieurs attaques graves dans les établissements scolaires. Pour tenter de prévenir l’introduction d’armes, les pouvoirs publics ont lancé au printemps 2025 une vaste campagne de contrôles aléatoires à l’entrée des écoles, collèges et lycées : 6 257 opérations ont été menées en trois mois, aboutissant à la saisie de 364 armes blanches et à 818 conseils de discipline pour port ou intrusion d’armes.
Depuis la rentrée suivante, ces contrôles se poursuivent dans de nombreux établissements. D’autres dispositifs, comme les portiques de sécurité ou les détecteurs de métaux, sont discutés, mais suscitent des réserves. Des syndicats jugent irréaliste de faire passer tous les élèves un par un chaque matin, en pointant les risques d’attroupements et de perturbation du fonctionnement des établissements.
Au-delà de la question matérielle de la sécurité, de nombreux enseignants alertent sur la dégradation de la santé mentale d’une partie des élèves. Ils réclament davantage de moyens humains, notamment en personnels de santé et de soutien psychologique, estimant que la prévention durable des violences passe aussi par un accompagnement renforcé des jeunes.




