L’homme abattu par un gendarme vendredi 13 février sous l’Arc de triomphe, à Paris, a été identifié comme Brahim Bahrir, Français né en 1978 en Île-de-France. Il était déjà connu de la justice pour une attaque au couteau contre des policiers en Belgique, en 2012, sur fond de radicalisation islamiste.
Arrivé à Bruxelles le 8 juin 2012, il avait agressé au couteau deux policiers dans une station de métro de Molenbeek, les blessant légèrement. Il avait expliqué avoir voulu se venger de l’interdiction du niqab en Belgique et tenait des propos proches d’un groupuscule islamiste radical. En 2013, la justice belge l’avait condamné à 17 ans de réclusion pour tentative d’assassinats en lien avec une entreprise terroriste.
Transféré en France en janvier 2015, Brahim Bahrir a purgé sa peine avant d’être libéré le 24 décembre 2025. Il vivait à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) et faisait l’objet d’une surveillance judiciaire ainsi que d’une mesure de contrôle administratif l’obligeant à se présenter chaque jour au commissariat.
Vendredi soir, il a appelé le commissariat d’Aulnay-sous-Bois pour annoncer qu’il se rendait près de l’Arc de triomphe. Vers 18 heures, muni d’un couteau et d’une paire de ciseaux, il s’est rué sur un gendarme lors de la cérémonie quotidienne de ravivage de la Flamme du Soldat inconnu. Protégé par son uniforme, le militaire n’a pas été blessé. Un autre gendarme a alors tiré pour le neutraliser. Transporté à l’hôpital, Brahim Bahrir est décédé à 20h45. Le Parquet national antiterroriste s’est saisi de l’enquête.




