Un projet d’attentat a été déjoué devant une agence de Bank of America à Paris, en plein niveau maximal d’alerte attentat. Les enquêteurs cherchent désormais à comprendre qui a pu cibler cette banque américaine, symbole de l’influence des États-Unis en Europe, sur fond de fortes tensions internationales avec l’Iran.
Téhéran a récemment multiplié mises en garde et menaces contre les États-Unis et leurs alliés européens. Il y a un mois, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères avertissait que tout soutien à Washington ou à Israël serait considéré comme un « acte de guerre » contre l’Iran.
Une semaine avant le projet d’attaque à Paris, un groupuscule pro-iranien a diffusé une vidéo visant explicitement cette banque. Le même mouvement a revendiqué en mars des attaques contre des synagogues en Belgique et aux Pays-Bas, avec des explosifs artisanaux, ainsi que l’incendie d’ambulances d’une association juive à Londres. À ce stade, aucun lien formel n’est toutefois établi entre ce groupe et l’attentat déjoué en France.
Les autorités redoutent une stratégie reposant sur le recrutement de jeunes délinquants, utilisés comme exécutants anonymes et « jetables », via Internet ou des réseaux criminels. Dans ce contexte, la sécurité a été renforcée autour de nombreux sites sensibles, notamment les intérêts américains et les lieux liés aux communautés juives, alors que la menace terroriste reste jugée très élevée.




