Un projet d’attaque à l’engin incendiaire a été déjoué devant une agence de la Bank of America, en plein cœur de Paris. Trois personnes sont actuellement en garde à vue. Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez évoque un projet « en lien avec la guerre au Moyen-Orient » et estime qu’une « piste iranienne » est sérieusement étudiée.
Le premier suspect a été arrêté sur place, alors qu’il tentait d’allumer la mèche de l’engin. Le deuxième, un mineur, a été interpellé à Athis-Mons, au sud de Paris. Il aurait dû faire le guet et filmer la scène. Tous deux vivent à Montreuil, en Seine-Saint-Denis, et sont connus des services de police pour des faits de délinquance. Le troisième mis en cause ferait partie de leur entourage.
Les enquêteurs les soupçonnent d’avoir été recrutés par un intermédiaire agissant pour le compte d’intérêts iraniens. Des spécialistes notent que des services étrangers, notamment iraniens ou russes, ont de plus en plus recours à des profils issus de la criminalité organisée, payés quelques centaines d’euros, afin de brouiller les pistes et de rendre les opérations plus difficiles à attribuer.
Ce mode opératoire a été observé ces dernières semaines en Belgique, aux Pays-Bas ou encore au Royaume-Uni, où des cibles juives ont été visées. Laurent Nuñez établit un parallèle avec ces actions, tout en rappelant qu’il s’agit à ce stade de fortes suspicions. La garde à vue des trois suspects peut être prolongée jusqu’à quatre jours dans le cadre de l’enquête antiterroriste.



