Depuis l'incendie meurtrier survenu début janvier dans un bar de Crans-Montana, en Suisse, les autorités françaises ont renforcé les contrôles de sécurité incendie dans les établissements recevant du public. Entre le 8 janvier et la mi-février 2026, 443 établissements ont ainsi été inspectés dans 78 départements.
Un taux élevé de non-conformités relevé
Sur ces 443 contrôles, 195 établissements présentaient des manquements à la réglementation anti-incendie, soit près de 44 % des lieux visités. Au total, 45 fermetures administratives ont été prononcées, ce qui représente environ 10 % des établissements contrôlés. Ces mesures visent à écarter les risques immédiats pour la sécurité du public.
Les principaux manquements constatés
Les inspections ont mis au jour une série de problèmes récurrents : systèmes d'alarme incendie défaillants ou hors service, salles en sous-sol non déclarées, issues de secours inaccessibles, verrouillées ou non conformes, ainsi qu'un manque d'entretien des installations électriques. Autant de failles pouvant retarder l'alerte ou l'évacuation en cas de départ de feu.
Formation insuffisante du personnel
Les autorités ont également constaté que, dans plusieurs établissements, le personnel n'était pas suffisamment formé à l'utilisation des moyens de secours ni aux consignes à appliquer en cas d'incendie. Or, cette formation est considérée comme un élément clé pour réagir rapidement et limiter les conséquences d'un sinistre.
Un rappel à l'ordre après le drame de Crans-Montana
Ces contrôles ciblés s'inscrivent directement dans le sillage du drame de Crans-Montana, qui a ravivé les inquiétudes sur la sécurité dans les bars, discothèques et autres lieux festifs. Les résultats obtenus devraient alimenter les décisions des pouvoirs publics en matière de prévention et de fréquence des contrôles, afin de réduire le risque d'incendies mortels dans les établissements ouverts au public.




