Délinquance : une minorité de communes concentre l’essentiel des infractions

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26/3/2026
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Délinquance : une minorité de communes concentre l’essentiel des infractions
Forces de l'ordre

En France, la délinquance reste très concentrée dans un nombre réduit de communes. Selon les données du Service statistique ministériel de la sécurité intérieure (SSMSI) pour l’année 2025, environ 350 communes, soit 1% du total, regroupent à elles seules plus d’un tiers des cambriolages de logements (38%) et la quasi-totalité des vols violents sans arme (82%). Dans le même temps, une majorité de communes ne relèvent toujours aucune infraction sur l’année, même si cette part recule : 58% en 2025 contre 61% en 2016.

Une délinquance concentrée dans 1% des communes

Le SSMSI a analysé 14 grandes catégories de crimes et délits enregistrés, comme les violences intrafamiliales, les vols avec ou sans arme, les vols de véhicules ou encore le trafic de stupéfiants. Cette cartographie montre que la délinquance ne se répartit pas uniformément sur le territoire. Les 350 communes les plus touchées rassemblent désormais 38% des cambriolages de logements et 82% des vols violents sans arme. En 2016, ces mêmes communes concentraient 44% des cambriolages mais « seulement » 58% des vols violents sans arme, signe que certains types d’infractions se concentrent encore davantage.

Les régions et départements les plus exposés aux cambriolages

Plusieurs régions se distinguent par un niveau élevé de cambriolages de logements. Le Centre-Val de Loire et l’Auvergne-Rhône-Alpes comptent le plus de départements fortement touchés. Dans la première, le Loir-et-Cher, l’Indre-et-Loire et le Cher affichent un taux de logements cambriolés compris entre 7,2 et 9,3 pour 1 000 logements. Dans la seconde, la Loire, le Rhône, l’Ain et l’Isère enregistrent entre 7,3 et 8,7 cambriolages pour 1 000 logements. En Occitanie, le Tarn-et-Garonne et la Haute-Garonne sont particulièrement concernés. D’autres départements ressortent aussi : la Gironde, les Bouches-du-Rhône, la Guadeloupe et la Guyane figurent parmi ceux qui dénombrent le plus de cambriolages.

Vols violents : Paris et plusieurs départements en première ligne

Les vols violents sans arme se concentrent notamment dans les grandes agglomérations. Paris arrive en tête, avec 7 266 infractions recensées en 2025, soit 3,5 faits pour 1 000 habitants. En Île-de-France, la Seine-Saint-Denis est le département où le nombre d’infractions de ce type est le plus élevé, avec 3 754 faits enregistrés. En dehors de la région capitale, plusieurs territoires sont également très touchés : la Loire, le Rhône, l’Hérault, les Bouches-du-Rhône, la Guadeloupe, la Guyane et Mayotte apparaissent parmi les départements les plus concernés par ces vols violents sans arme.

Escroqueries, fraudes et vols avec arme : des profils géographiques différents

Le rapport met aussi en évidence des cartes de délinquance distinctes selon les infractions. Les escroqueries et fraudes aux moyens de paiement sont concentrées dans 79% des communes, ce qui signifie qu’elles touchent une grande partie du territoire, souvent là où l’activité économique et les transactions sont plus nombreuses. Plus d’une cinquantaine de départements dépassent un taux de 6 victimes pour 1 000 habitants. Les plus touchés sont le Rhône (16 532 victimes), l’Hérault (9 485 victimes) et les Pyrénées-Orientales (4 288 victimes). À l’inverse, les vols avec arme sont beaucoup plus localisés : seulement 5% des communes concentrent l’essentiel de ces faits, ce qui souligne une forte concentration dans quelques zones urbaines ou sensibles.

Une majorité de communes sans infraction, mais une tendance à la baisse

Dernier enseignement notable : une large partie du territoire reste peu ou pas touchée par la délinquance enregistrée. En 2025, aucune infraction n’est constatée en moyenne dans 58% des communes françaises. Cette proportion, bien que majoritaire, est en recul par rapport à 2016, où 61% des communes n’avaient enregistré aucun fait. Cette évolution suggère à la fois une meilleure remontée des infractions dans certaines zones et une diffusion, même limitée, de certains types de délinquance au-delà des pôles traditionnellement les plus exposés.

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