Deux frères de Chérif Chekatt, l'auteur de l'attentat du marché de Noël de Strasbourg en 2018, ont été interpellés lundi 23 mars à Strasbourg par le Raid, l'unité d'élite de la police nationale. L'opération est intervenue après un épisode de violences intrafamiliales visant leur mère.
Une mère parvient à s'échapper et donne l'alerte
Vers 9 heures, la mère des deux jeunes hommes réussit à quitter son domicile après avoir été victime de violences. Elle alerte alors les forces de l'ordre. Selon les premiers éléments, l'un de ses fils, qui ne suivait plus son traitement psychiatrique, l'aurait agressée. Face au risque représenté par la situation et à l'identité des individus, les policiers du Raid sont mobilisés pour intervenir.
Les deux frères retranchés au domicile familial
Âgés de 20 et 22 ans, les deux frères se retranchent à l'intérieur du logement, refusant de se rendre. Le périmètre est rapidement sécurisé. Une école située à proximité est temporairement confinée par mesure de précaution, le temps de l'intervention des forces de l'ordre. Vers midi, les policiers du Raid parviennent à pénétrer dans le domicile et à interpeller les deux hommes sans incident signalé.
Enquête en cours et situation judiciaire des deux jeunes hommes
Le frère de 22 ans est placé en garde à vue. Il est connu des renseignements territoriaux, mais ne figure pas au Traitement d'antécédents judiciaires (TAJ). Le parquet indique par ailleurs qu'il a été hospitalisé, son discernement étant considéré comme aboli au moment des faits. Son cadet, 20 ans, est quant à lui déjà inscrit au TAJ, mais n'est pas suivi par les services de renseignement. L'enquête doit désormais préciser le déroulé exact des violences et déterminer les suites judiciaires.
Un nom de famille déjà associé au terrorisme
Ces interpellations interviennent dans un contexte particulier : leur frère, Chérif Chekatt, avait mené l'attentat du marché de Noël de Strasbourg en décembre 2018, qui avait fait plusieurs morts et blessés. Si les faits de lundi relèvent des violences intrafamiliales et de la prise en charge psychiatrique, les autorités traitent ce dossier avec prudence, compte tenu des antécédents familiaux et du profil des deux jeunes hommes.



