Un réseau de vols de véhicules qui opérait entre la France et la Belgique a été mis au jour dans les Hauts-de-France. Près de 70 voitures, majoritairement des SUV, auraient été dérobées pour un préjudice estimé à environ 1,45 million d'euros. Neuf personnes ont été interpellées à l’issue de plusieurs mois d’enquête.
Une série de vols signalés à l’automne
L’affaire débute à l’automne, lorsque les gendarmes reçoivent de nombreux signalements de vols de voitures. Les faits sont recensés dans plusieurs zones : le Nord, le Valenciennois, le Cambrésis, certaines communes du Pas-de-Calais, mais aussi en Belgique. Très vite, les enquêteurs font le lien entre ces dossiers et identifient un mode opératoire récurrent.
Un trafic structuré vers l’Allemagne
Selon les premiers éléments, les voleurs procédaient en plusieurs étapes : un repérage initial des véhicules visés, puis le vol proprement dit, avant un transfert rapide des voitures vers l’Allemagne, en transitant par la Belgique. Ce circuit transfrontalier aurait permis au réseau d’écouler près de 70 véhicules, essentiellement des modèles de type SUV, particulièrement recherchés sur le marché parallèle.
Une opération d’interpellation coordonnée
Après plusieurs mois d’investigations, 90 gendarmes de la brigade de Valenciennes sont mobilisés pour une opération d’envergure le 27 janvier. Neuf suspects sont alors interpellés, dont un mineur. À l’issue de leur garde à vue, quatre personnes ont été placées en détention provisoire et deux autres mises sous contrôle judiciaire.
La suite judiciaire à venir
Le parquet de Valenciennes évalue pour l’instant le préjudice total à 1,45 million d’euros. Les suspects devront répondre de leurs actes devant la justice : leur procès est programmé pour le 13 mars. L’enquête doit encore préciser le rôle de chacun dans ce trafic et les éventuelles ramifications du réseau à l’étranger.




