Les autorités françaises ont demandé au réseau social américain Gab de supprimer plusieurs contenus qualifiés de « provocation à des actes de terrorisme ou apologie ». La requête émane de l’Office anti-cybercriminalité (Ofac), chargé de traquer ce type de publications en ligne accessibles depuis la France.
Gab, créé en 2016, se présente comme une plateforme sans modération, au nom de la liberté d’expression. Dans les faits, elle est surtout utilisée par des communautés d’extrême droite, suprémacistes, complotistes ou antisémites. Des experts décrivent un espace où se retrouvent des militants très radicalisés, dans plusieurs langues, dont le français.
Cinq comptes ou publications sont visés par la demande française. Ils mettent en avant comme des « héros » le terroriste norvégien Anders Breivik, auteur du massacre de 77 personnes en 2011, ou encore Brenton Tarrant, responsable des attentats contre deux mosquées à Christchurch en 2019. Ces contenus avaient déjà été signalés en 2025. Sur la base de la loi sur la confiance dans l’économie numérique, l’administration peut exiger leur retrait dès lors qu’ils sont visibles par des internautes français.
Le fondateur de Gab, Andrew Torba, affirme refuser d’obtempérer et évoque la menace d’un bannissement de la plateforme en France. En cas de non-suppression, les autorités peuvent engager une procédure de blocage ciblé des contenus, voire du site, depuis le territoire français. Une méthode déjà utilisée face à d’autres réseaux comme X ou Telegram pour lutter contre les contenus terroristes.


