Environ 1 000 militants d’ultra droite et 1 500 d’ultra gauche sont attendus samedi 21 février à Lyon pour une marche en hommage à Quentin Deranque, militant nationaliste de 23 ans mort après une rixe le 16 février. Le rassemblement est prévu à 15 heures et suscite une forte inquiétude des autorités locales, alors que la préfecture du Rhône n’a pas encore décidé de l’autoriser ou non.
Une marche revendiquée comme « pacifique » par ses organisateurs
Selon une source policière, parmi les militants d’ultra droite attendus figureront quelques dizaines de personnes venues de pays frontaliers, notamment d’Italie, de Belgique et d’Allemagne. L’une des coorganisatrices de la marche, Aliette Espieux, dit espérer la venue de 2 000 à 3 000 participants. Elle assure qu’il ne s’agit pas d’une manifestation destinée à provoquer des affrontements, mais de marquer un hommage et de « marquer le terrain » politiquement.
L’ultra gauche appelle à occuper l’espace public
En réaction à cette mobilisation, des groupes d’ultra gauche lyonnais appellent sur les réseaux sociaux à « ne pas laisser la rue » à l’ultra droite. Les services de l’État redoutent ainsi la tenue d’une contre-manifestation, avec la possible arrivée de militants venus de toute la région lyonnaise. Pour l’heure, les autorités indiquent ne pas avoir détecté de volonté claire d’en découdre, mais elles prévoient un dispositif de sécurité renforcé pour prévenir tout débordement.
Le maire de Lyon réclame l’interdiction du rassemblement
Face à ces tensions, le maire écologiste de Lyon, Grégory Doucet, a demandé officiellement à la préfecture d’interdire la marche. Il dit redouter la présence de militants d’extrême droite venus de toute la France et de pays voisins, ainsi que des menaces visant des élus et des dégradations de permanences parlementaires déjà constatées. Selon lui, l’interdiction du rassemblement est « la seule décision responsable » dans ce contexte.
Une décision préfectorale encore en suspens
La préfecture du Rhône a indiqué que la demande d’autorisation de la marche était toujours « en phase d’évaluation ». Les services de l’État doivent arbitrer entre le respect de la liberté de manifester et les risques de troubles à l’ordre public, dans un climat déjà tendu à Lyon depuis la mort de Quentin Deranque et l’ouverture d’une information judiciaire pour homicide volontaire.




