Menaces de mort contre le maire de Douai : premier procès public du Pnaco

Calendar Icon - Dark X Webflow Template
31/3/2026
Clock Icon - Dark X Webflow Template
2
 minutes
Menaces de mort contre le maire de Douai : premier procès public du Pnaco
Protection et sécurité

Le premier procès public instruit par le parquet national anti‑criminalité organisée (Pnaco) se tient mardi 31 mars au tribunal de Paris. À la barre : un détenu de 35 ans, déjà lourdement condamné, accusé d’avoir menacé de mort le procureur général de Douai et le maire de la ville depuis sa cellule de prison.

Un détenu jugé pour des menaces ciblant des élus

Depuis la prison d’Annœullin (Nord), où il est incarcéré, l’homme aurait envoyé en décembre des messages à Frédéric Chéreau, maire de Douai, lui promettant qu’on viendrait le « tuer chez lui » et que ses « jours sont comptés ». Il est également soupçonné d’avoir proposé de l’argent sur les réseaux sociaux à quiconque tuerait Jacques Carrère, procureur général de Douai. Ce profil n’est pas inconnu de la justice : l’an dernier, le détenu aurait déjà adressé des menaces similaires à une juge d’instruction et à une éducatrice chargée de son suivi.

Un lourd passé judiciaire et un nouveau risque de peine

L’accusé est décrit comme ancré dans la délinquance depuis l’adolescence. Sa dernière condamnation date du mois précédent, aux assises du Nord : il a écopé de vingt ans de réclusion criminelle pour avoir grièvement blessé un octogénaire en tentant de lui voler sa sacoche, allant jusqu’à l’éborgner. Pour les menaces proférées contre le maire et le procureur général de Douai, il encourt désormais jusqu’à dix ans d’emprisonnement. L’audience se tient devant la 35e chambre correctionnelle, spécialement créée pour traiter les dossiers relevant du Pnaco.

Le Pnaco, nouvelle arme contre la grande criminalité

Mis en place en janvier, le parquet national anti‑criminalité organisée est chargé de coordonner et de poursuivre les affaires les plus sensibles liées au crime organisé : narcotrafic, filières d’immigration clandestine, traite d’êtres humains, proxénétisme ou encore vols à main armée. Un premier procès relevant de cette structure a déjà eu lieu en février, mais à huis clos devant un tribunal pour enfants. Le dossier examiné ce mardi marque donc la première audience publique liée au Pnaco, trois mois après sa création.

Des enquêtes emblématiques déjà entre ses mains

Malgré sa récente installation, le Pnaco est déjà saisi de plusieurs affaires majeures. Il supervise notamment l’enquête sur l’évasion en 2024 du trafiquant Mohamed Amra, au cours de laquelle deux surveillants pénitentiaires ont été tués, ainsi que les investigations sur l’assassinat du jeune Mehdi Kessaci à Marseille. Le parquet suit aussi le dossier visant le rappeur et chanteur Gims, mis en examen pour « blanchiment en bande organisée ». Ce nouveau procès à Paris s’inscrit dans cette montée en puissance d’une structure appelée à devenir un acteur central de la lutte contre la criminalité organisée en France.

Derniers articles : 

Protection et sécurité

Tous nos articles