Mort de Quentin à Lyon : Jean‑Philippe Tanguy alerte sur la « banalisation » de la violence politique

Calendar Icon - Dark X Webflow Template
15/2/2026
Clock Icon - Dark X Webflow Template
2
 minutes
Mort de Quentin à Lyon : Jean‑Philippe Tanguy alerte sur la « banalisation » de la violence politique

Au lendemain de la mort de Quentin, jeune militant nationaliste agressé jeudi à Lyon en marge d'une conférence de l'eurodéputée LFI Rima Hassan, le député Rassemblement national Jean-Philippe Tanguy met en garde contre une « banalisation » de la violence politique. Invité dimanche 15 février dans l'émission « Questions politiques », il appelle l'ensemble des responsables publics à condamner clairement ces agissements.

Un appel à condamner sans ambiguïté la violence

Pour le député de la Somme, la situation actuelle marque une dérive inquiétante : « Il y a une banalisation de la violence politique et ça mène toujours vers la violence ultime, c'est-à-dire l'atteinte aux personnes et la mort », affirme-t-il. Selon lui, « tout le monde » doit se positionner « définitivement » contre ce type de pratiques, quels que soient les désaccords politiques. Il insiste sur la nécessité de laisser l'enquête se dérouler sereinement tout en rappelant une ligne rouge commune : le refus du recours à la force physique en politique.

Des critiques ciblant une partie de la gauche

Jean-Philippe Tanguy accuse par ailleurs certains responsables de gauche de minimiser les faits. Il dénonce une « relativisation » venant, selon lui, de « groupes d'extrême gauche » et de « personnalités » de La France insoumise. Il reproche en particulier à Jean-Luc Mélenchon de ne pas avoir exprimé publiquement, à ce stade, de solidarité envers Quentin. Le leader insoumis a en revanche évoqué des dégradations de permanences parlementaires, une réaction jugée « lunaire » par le député RN, qui y voit un décalage avec la gravité des événements de Lyon.

« Le vrai extrémisme, c'est le recours à la violence »

Au-delà de ce cas précis, Jean-Philippe Tanguy affirme que « le vrai extrémisme, c'est le recours à la violence », une limite qui ne devrait, selon lui, être franchie « par personne », ni à l'extrême gauche, ni à l'extrême droite. Il indique avoir lui-même « plus de 100 dépôts de plainte ou de signalements » en cours, réalisés au titre de l'article 40 du code de procédure pénale, visant des menaces émanant, d'après lui, de groupes d'extrême droite, d'extrême gauche et d'islamistes.

Une justice jugée trop lente face aux menaces

Le parlementaire regrette enfin l'absence de suites visibles données à ces procédures : certaines plaintes remontent, selon lui, à plus de trois ans sans qu'il ait de retour. Il déplore un « laxisme de la justice » face aux violences et menaces politiques. Dans le climat très tendu suscité par la mort de Quentin, ces déclarations s'ajoutent à une série de prises de position politiques qui interrogent la manière dont la société française entend répondre à la montée des violences liées aux engagements militants.

Derniers articles : 

Protection et sécurité

Tous nos articles