Après la mort de Quentin, 23 ans, militant nationaliste violemment agressé jeudi 12 février à Lyon en marge d'une conférence de l'eurodéputée LFI Rima Hassan à l'Institut d'études politiques, le maire de la ville, Grégory Doucet, appelle à la retenue. L'élu écologiste insiste sur la nécessité de laisser les enquêteurs et la justice établir les responsabilités dans ce drame qui suscite une forte émotion et de nombreuses réactions politiques.
Un appel à l'apaisement dans un climat très tendu
Grégory Doucet dit "en appeler à l'apaisement" pour que les désaccords politiques puissent continuer à s'exprimer "de la manière la plus respectueuse". Selon lui, la priorité est d'éviter une surenchère verbale ou de nouvelles violences. "L'apaisement, c'est aussi laisser la police et la justice faire leur travail", insiste le maire, alors que les circonstances précises de l'agression mortelle font l'objet d'une enquête.
Polémique politique et mise en garde contre les accusations
Depuis l'annonce du décès de Quentin, plusieurs responsables politiques pointent du doigt l'extrême gauche, accusée d'être à l'origine de l'agression. Le maire de Lyon met en garde contre ces mises en cause publiques : "Jeter l'opprobre sur les uns ou les autres, ou s'envoyer des invectives, ne réglera pas la situation", estime-t-il. Il appelle les responsables politiques à mesurer leurs propos et à ne pas instrumentaliser le drame.
Pas d'hommage municipal immédiat, par respect pour la famille
Interrogé sur l'éventualité d'un hommage officiel de la ville, Grégory Doucet répond que ce n'est "pas à l'ordre du jour". Il affirme vouloir avant tout "respecter le deuil de la famille" et "éviter toute forme de récupération". Le maire rappelle que "chacun doit être dans son rôle" : aux enquêteurs d'établir les faits, aux responsables politiques de garantir un cadre serein au débat démocratique, notamment à l'approche des prochaines échéances électorales.
Garantir un débat démocratique sans violence
Grégory Doucet réaffirme que sa responsabilité, en tant que maire, est de veiller à ce que le débat public puisse se tenir "dans les meilleures conditions possibles" et "sans violence". Il présente ses condoléances à la famille du jeune homme et leur assure son soutien. Dans un contexte de tensions politiques accrues, l'édile lyonnais plaide pour que la réponse collective à ce drame passe par le respect de l'État de droit et la vigilance contre toute escalade.




