L’enquête sur la mort de Quentin Deranque, militant nationaliste de 23 ans tué à Lyon, progresse. Six personnes sont toujours activement recherchées pour avoir passé à tabac le jeune homme. Selon des informations concordantes, cinq d’entre elles auraient été formellement identifiées, mais aucune interpellation n’avait encore eu lieu au moment des derniers points d’étape de l’enquête. Une information judiciaire pour homicide volontaire est ouverte.
Une agression mortelle en plein centre de Lyon
Jeudi précédent les dernières annonces, Quentin Deranque a été violemment pris à partie dans le centre de Lyon par au moins six individus, masqués et cagoulés. Le jeune homme a été frappé alors qu’il se trouvait au sol. Le procureur de Lyon a évoqué un traumatisme crânien majeur, cause directe de son décès. Les enquêteurs cherchent désormais à reconstituer précisément le déroulé des faits et le rôle de chacun des participants à l’agression.
Des suspects identifiés, certains proches de l’ultragauche
Parmi les personnes visées par l’enquête, certaines seraient liées à des milieux d’ultragauche et d’autres déjà connues des services de police. Une source policière indique par ailleurs que Jacques-Élie Favrot, collaborateur du député La France insoumise Raphaël Arnault, se trouvait sur les lieux au moment des violences. À ce stade, rien ne permet toutefois d’affirmer s’il a participé directement aux coups portés à la victime. La Jeune Garde, mouvement antifasciste fondé par Raphaël Arnault et avec lequel ces milieux sont associés, a été dissous en 2025.
Tensions politiques et inquiétudes dans le Vieux Lyon
La mort de Quentin Deranque intervient dans un contexte de fortes tensions entre groupes d’ultradroite et d’ultragauche dans le centre de Lyon, et particulièrement dans le Vieux Lyon. Des vidéos d’affrontements circulent régulièrement sur les réseaux sociaux. Des habitants et associatifs dénoncent un climat de violence installé depuis plusieurs années. Pour Yves Neyrolles, membre de l’association Renaissance du Vieux Lyon, les groupes d’ultradroite portent une part importante de responsabilité dans cette situation, qu’il décrit comme une « violence » importée dans le quartier.
Pression des milieux identitaires et attente de réponses
Dans les cercles proches des milieux identitaires, la colère grandit face à l’absence d’interpellations immédiates malgré l’identification de plusieurs suspects. À Lyon, des figures associatives demandent une action rapide des autorités pour éviter toute tentation de représailles. Aliette Espieux, coorganisatrice d’une marche annuelle contre l’avortement et l’euthanasie dans la ville, estime que la justice doit « prendre les choses en main » pour apaiser la situation. Le parquet, lui, insiste sur la nécessité de réunir des preuves solides avant d’arrêter les suspects, afin de consolider les poursuites à venir.




