Deux frères de 20 et 22 ans ont été mis en examen dimanche 15 mars pour association de malfaiteurs terroriste criminelle et détention d’armes en lien avec une entreprise terroriste. Ils avaient été interpellés mardi à l’aube dans une voiture stationnée près du centre pénitentiaire de Longuenesse, dans le Pas-de-Calais.
Dans le véhicule, les policiers ont découvert une arme semi-automatique chargée, des produits chimiques pouvant servir à fabriquer des explosifs (acide chlorhydrique et aluminium), ainsi qu’un drapeau de l’organisation État islamique. Les deux jeunes hommes, de nationalités italienne et marocaine, installés en France depuis 2017 après plusieurs années passées en Italie, ont reconnu en garde à vue préparer depuis quelques semaines une action violente en France, après avoir renoncé à partir en Syrie ou en Palestine. Ils ont évoqué une volonté de « martyr ».
Selon le parquet national antiterroriste, l’analyse de leurs supports numériques et les témoignages familiaux montrent une radicalisation sur deux ans et la consultation d’une propagande jihadiste « abondante ». Dans les jours précédant leur arrestation, leur projet, décrit comme « mortifère et antisémite », se serait nettement accéléré, avec des recherches d’armes de poing et de fusils d’assaut via des messageries chiffrées, laissant craindre un passage à l’acte imminent.
Lors de la perquisition à leur domicile, les enquêteurs ont saisi plus de 7 000 euros en espèces. Leur mère a brièvement été placée en garde à vue, soupçonnée d’avoir tenté de dissimuler une arme de calibre 8 mm et des munitions. L’enquête se poursuit sur les intentions précises des deux frères et leurs éventuelles complicités.



