Plus de cinq ans après l'assassinat de Samuel Paty, la justice se penche à nouveau sur le rôle de plusieurs protagonistes. Devant la cour d'assises spéciale de Paris, le parquet général a requis vingt ans de réclusion criminelle contre Brahim Chnina, 54 ans, et le prédicateur islamiste Abdelhakim Sefrioui, 66 ans.
Les deux hommes sont accusés d'avoir mené une campagne de dénonciation et de haine visant l’enseignant, après un cours sur la liberté d’expression au cours duquel il avait montré des caricatures de Mahomet. En première instance, ils avaient été condamnés à 13 et 15 ans de prison. Le parquet demande que les vingt ans requis soient assortis d'une période de sûreté des deux tiers, sans possibilité d'aménagement de peine durant cette durée.
Le ministère public doit également présenter ses réquisitions contre deux proches du tueur, Abdoullakh Anzorov, abattu par la police après le crime. Ces deux accusés, Naïm Boudaoud, 24 ans, et Azim Epsirkhanov, 25 ans, avaient été condamnés à 16 ans de réclusion et encourent désormais la réclusion criminelle à perpétuité.
Ce procès en appel constitue une nouvelle épreuve pour la famille de Samuel Paty. Ses proches ont dénoncé certaines prises de parole à l’audience, notamment la stratégie de défense d’Abdelhakim Sefrioui, perçue par eux comme une mise en cause de la mémoire du professeur, assassiné le 16 octobre 2020 près de son collège de Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines).




