SNCF et RATP testent le Taser pour leurs agents de sûreté

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19/2/2026
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SNCF et RATP testent le Taser pour leurs agents de sûreté
Forces de l'ordre

Des agents de sûreté de la SNCF et de la RATP vont être autorisés, à titre expérimental, à porter des pistolets à impulsions électriques. Entre 300 et 400 agents sont concernés dans les prochaines semaines. L’objectif affiché : disposer d’un outil supplémentaire pour maîtriser des situations violentes dans les transports, sans recourir systématiquement à l’arme à feu.

Un "moyen de force intermédiaire" réclamé par le terrain

Cette décision répond à une demande ancienne des syndicats et des agents de sûreté. Jusqu’ici, ces derniers disposaient principalement de leur arme de service, de bâtons de défense et d’aérosols. Le pistolet à impulsions électriques, type Taser, est présenté comme un "moyen de force intermédiaire" : il permettrait d’intervenir sur des personnes armées, notamment de couteaux, tout en limitant le risque de tir mortel.

Limiter les risques dans des espaces confinés

Dans un environnement clos comme une rame de train ou une station de métro, l’usage d’une arme à feu peut provoquer des mouvements de panique et des blessures collatérales. Selon l’Unsa Ferroviaire, l’introduction du Taser doit permettre des interventions plus adaptées à la présence de nombreux voyageurs à proximité, en réduisant la probabilité de tirs en gare ou à bord et donc le risque de personnes atteintes involontairement.

Des violences en baisse, mais jugées encore trop élevées

D’après les données du gouvernement, 104 700 personnes ont été victimes de vols, violences, escroqueries ou fraudes dans les transports en commun en 2025 en France. Ce chiffre est au plus bas depuis dix ans, mais il reste considéré comme trop important par l’exécutif. L’expérimentation des pistolets à impulsions électriques s’inscrit dans un ensemble de mesures visant à renforcer la sécurité dans les réseaux de transport, tout en cherchant à mieux proportionner l’usage de la force.

Une expérimentation appelée à être évaluée

Le déploiement des Tasers se fera d’abord à petite échelle, afin d’observer concrètement leur usage sur le terrain : types de situations rencontrées, fréquence de recours, effets sur la gestion des conflits et sur le ressenti de sécurité des voyageurs. Ces retours d’expérience devront ensuite permettre au gouvernement de trancher sur une éventuelle généralisation, en tenant compte à la fois des besoins des agents, de la protection du public et du respect des règles encadrant l’emploi de la force.

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