Le conflit au Moyen-Orient ravive la menace terroriste jusque sur le territoire français. Les services antiterroristes constatent une évolution majeure : les auteurs présumés sont de plus en plus jeunes.
Selon le procureur de la République antiterroriste, les mineurs représentent désormais environ 20% des personnes mises en examen dans des dossiers de terrorisme. Autrement dit, un suspect sur cinq est âgé de moins de 18 ans. Cette part, jugée très élevée, traduit un changement de stratégie des organisations et individus radicalisés, qui ciblent davantage les adolescents.
Ce phénomène s’appuie notamment sur les réseaux sociaux et les messageries cryptées, qui facilitent la diffusion de propagande, l’endoctrinement à distance et parfois la préparation de passages à l’acte. Des profils très jeunes peuvent être repérés, approchés puis manipulés sans quitter leur domicile.
Pour les autorités, cet essor de la délinquance terroriste chez les mineurs pose des défis spécifiques : prévention dans les établissements scolaires, détection précoce des signes de radicalisation, mais aussi adaptation de la réponse judiciaire pour tenir compte de l’âge tout en garantissant la sécurité. La tendance observée confirme que la lutte contre le terrorisme passe désormais aussi par une vigilance accrue autour de la jeunesse.




