Ultradroite : un procès requis contre sept suspects pour trafic d’armes

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11/2/2026
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Ultradroite : un procès requis contre sept suspects pour trafic d’armes

Des armes expédiées par colis, des discussions sur des cibles potentielles et un projet de stage de combat : le parquet national antiterroriste (Pnat) a requis un procès à Paris contre sept hommes liés à la mouvance ultradroite. Parmi eux figurent un jeune militaire et un ex-policier, soupçonnés d’avoir participé à un trafic d’armes et, pour six mis en cause, d’avoir envisagé des actions violentes inspirées par une idéologie d’ultradroite.

Un trafic d’armes repéré en ligne

L’enquête est partie d’investigations numériques qui ont mis au jour des échanges sur des messageries chiffrées. Selon l’accusation, Hisham L., né en 2003, aurait cherché à se procurer des armes auprès d’un caporal de l’armée, Emilien K., né en 2002, affecté dans un régiment entre Tours et Angers. Ce dernier est soupçonné d’expédier les armes par colis à des clients acquis aux thèses de l’ultradroite.

Les enquêteurs affirment que le militaire se fournissait lui-même chez Jean-Paul C., né en 1965, retraité de la police nationale qui a travaillé dans des services d’enquête et de renseignement. Lors d’une perquisition au domicile du caporal, les policiers disent avoir découvert un drapeau orné d’un « soleil noir », symbole mystique associé au nazisme, ainsi que des dizaines de munitions et plusieurs armes.

Des projets violents évoqués sur Telegram

Au-delà du trafic, les enquêteurs décrivent des projets d’actions violentes discutés sur un groupe Telegram. Certains des mis en cause y auraient évoqué des mosquées comme cibles potentielles. Sur ce même canal, le jeune militaire aurait expliqué vouloir organiser un « stage de formation au combat », présenté comme un entraînement paramilitaire destiné à des sympathisants de l’ultradroite.

Ces éléments ont conduit le Pnat à retenir la qualification terroriste pour une partie des faits. Les magistrats estiment que les préparatifs allégués s’inscriraient dans une logique d’actions violentes motivées par une idéologie extrémiste, même si aucune attaque n’a été commise.

Des qualifications terroristes lourdes

Le parquet antiterroriste a demandé que Hisham L. soit jugé pour association de malfaiteurs terroriste, entre 2022 et 2023, pour acquisition et détention d’armes, ainsi que pour fabrication d’engins explosifs, l’ensemble en lien avec une entreprise terroriste présumée. Le militaire Emilien K. est lui aussi visé par une demande de renvoi pour association de malfaiteurs terroriste, et pour acquisition et détention d’armes en relation avec un projet terroriste.

Au total, six hommes font l’objet d’une demande de procès devant le tribunal correctionnel. Un septième suspect, mineur au moment des faits, pourrait être jugé par le tribunal pour enfants. Les avocats des mis en cause n’ont pas souhaité réagir ou n’ont pas pu être joints à ce stade. Il appartient désormais au juge d’instruction de décider si ces suspects seront effectivement renvoyés devant une juridiction pour y être jugés.

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